| Accueil | Culture | Cuisine | Art | Maisons | Contes |
Considéré à juste titre, comme l’Afrique en miniature au regard des éléments supra, le vivre ensemble apparaît comme un devoir ou une obligation par image à l’obligation de « cohabitation des époux » au Cameroun. Ce devoir se traduit dans la réalité sous le vocable ou expression de dialogue des cultures. Cette acceptation des divergences culturelles en un tout est un fait au cours des universiades. Ainsi les fans-clubs furent les portes étendards des institutions universitaires représentées aux Jeux par référence à leur situation géographique. Nous n’en retiendrons que les plus illustres.
Le fan-club des « cop’s » de Soa valorise et présente la réalité culturelle de l’axe Centre-Sud-Est par la représentation des chansons folkloriques et des danses aux rythmes nécessitant des qualités d’athlète, via les tenues imprégnées des réalités locales
La benjamine des Universités camerounaises se veut à travers son fan club porte étendards de la culture de la Région du Nord. A travers les rythmes à la cadence rapide, de la prédominance des tambours fabriqués à l’aide des peaux de moutons. Ce fan-club a suffisamment matérialisé la culture du Nord.
Relativement à ces deux institutions académiques, les prestations de leurs différents fans club ont été beaucoup révélatrices, du point de vue historique et du point de vue culturel
Ces fans club présentent des chefferies traditionnelles hiérarchisées. En effet cet état de choses procède de l’administration indirecte pratiquée par le colonisateur dans ces régions pendant la période coloniale
Adepte des costumes somptueux fait à base de coton, aux couleurs qui varient entre le noir, le rouge et le blanc, doublé de l’exhibition de la viande du porc, les fans club de ces institutions n’ont laissé personne indifférent.
Bon nombre des adeptes du modernisme ont toujours prôné l’incompatibilité entre tradition et modernité. Sur l’angle strictement culturel, culture ancienne s’opposerait donc à la culture moderne. Heureusement, les faits peuvent rabattre le coquet au tenant de cette thèse. La réussite des Jeux universitaires est incontestablement tributaire à une combinaison entre « culture ancienne et culture moderne ». Ces deux cultures sont complémentaires pour l’organisation et la réussite des événements. Ainsi le rejet de nos cultures apparaît comme un grand danger. C’est dans ce sillage qu’un grand Africain déclarait avec panache que : « un peuple sans culture est un peuple sans âme ». De cette affirmation, il faut en déduire deux leçons :
|
|