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L'EGLISE PRESBYTERIENNE CAMEROUNAISE A L'HEURE DU JUBILE LUMIERE D'HIER, D'AUJOURD'HUI ET DE DEMAIN |
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Le Jubilé est le cinquanteraire d'un mariage, de l'exercice d'une fonction, d'un mandat de député, etc. Dans la réligion hébraïque, c'est une année sainte célébrée tous les cinquante ans. En ce sens, l'Eglise Presbytérienne Camrounaise est jubilaire. 1957 à ELAT (EBOLOWA), l'EPC sort de ses fonds baptismaux en se démarquant de la Mission Presbytérienne Américaine dont elle hérite des structures sociales et hospitalières et vis-à-vis de laquelle elle proclame son indépendance. |
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Cet élan précursuer (au même titre qu'à l'Eglise Evangélique du Cameroun) ne sera pas sans un impact sur la vie politique du cadre global de vie temporel qu'est le territoire du Cameroun. Celui-là accède à l'autonomie dans le cadre de la loi-cadre Gaston Deferre, André Marie Mbida devient son tout premier Premier Ministre et le 1er janvier 1960 Ahmadou AHIDJO devenu entretemps chef du Gouvernement (après avoir renversé celui de Mbida le 18 février 1958), proclame l'indépendance de l'Etat du Cameroun. L'indépendance de l'EPC a été donc le précurseur de celle politique du Cameroun. C'est un grand motif de fierté pour l'EPC dont l'esprit a eu un impact sur celui des dignes fils de ce pays qui combattornt et se battront pour cet objectif. L'autre satisfaction d'envergure dont on pourrait s'enorgueillir est certainement le quadrillage national du pays. L'essentiel du territoire national du Cameroun est couvert aujourd'hui par les six Synodes qui constituent pratiquement les six Provinces ecclésiales de l'Eglise même si de nombreux coins restent à coup sûr des grands champs d'évangélisation mais pour le reste le gros du travail fait donne satisfaction au même titre que l'Eglise l'a fait dans les domaines de l'education, de la Santé, du Social et même de la culture à travers la promotion des langues locales. Cela a aussi pendant un temps constitué un motif de fierté. 50 ans de vie pour un homme, c'est beaucoup et ça compte. Mais 50 ans dans la vie d'une Institution sans être peu de choses (ça compte également), toutefois on a tendance surtout à s'appesantir sur ses faiblesses afin peut-être qu'elle rebondisse mieux et que les 50 ans à venir soient ceux où elle rayonne d'avantage dans un contexte où nombre d'Eglises classiques sont bousculées par le dynamisme et l'énergie débordante des Eglises éveillées. L'Eglise Presbytérienne Camerounaise a l'impératif devoir de corriger ses faiblesse qui ternissent son auréole. Et elles sont nombreuses ces faiblesses. Depuis la redéfinition de sa constitution, on a l'impression que des textes ont été mis en place avec beaucoup d'amateurisme et constituent des véritables goulots d'étrangelemtn, à un doigt d'asphyxier l'Eglise et deviennenet une menace pour la surtie de l'institution. Or les constitutionalistes malistes vous diront que les constitutions ne sont pas faites immuables. Puis le recrutement et la formation de ses hommes, n'importe qui atterrit ici comme serviteur ou supposé tel our se convertir en asphysieur rançonnant les fidèles, les spoliant ou prenant en otage les zouaves pour des desseins inavoués. En passant par la qualité des Paroisses quelconques, à l'architecture des plus insignifiantes depuis cette indépendance et à l'esprit d'initiative en hibernation perpétuelle, incapable de concevoir quoi que ce soit comme source de reccte stable. Sans oublier les autres structures existantes où l'Eglise pêche par une gestion suicidaire où le management même archaïque arracherait des applaudissements. Autant de choses qui nécessitent un recadrage du fonctionnement de l'Eglise qui appelle une nouvelle révolution des esprits, un nouveau souffle et suscite un nouvel espoir, celui d'une Eglise plus proche et véritablement au service du peuple de Dieu et non celui-ci asservi par des bandits et des imposteurs en soutane qui jettent l'opprobe sur bien des Bergers ayant choisi une si noble mission. Alors seulement le bilan du prochain Jubilé sera plus réjouissant et à la mesure de l'espoir du Salut que suscite cette Eglise, comme celui porteur qu'il aura allumé, en 1957, chez les Camerounais il y a 50 ans et avec raison. Pour que cette lumière continue à jaillir pour tous, que sa flamme soit protégée et commence par apporter cet éclairage dont ont besoin les moindres recoins de la maison, L'E.P.C. continuera à être ce guide dont le peuple a besoin, et à qui crédit est accordé. |
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