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Les fonctions de l’Enigme L’énigme a une double fonction de divertissement et d’éducation. Pour le divertissement, l’énigme s’insère dans la lignée de toutes les activités ludiques dont le cadre et les règles sont bien définies. Les conditions de déroulement du jeu sont absolument gaies et les joutes d’énigmes se passent dans la bonne humeur générale. On attaque (questionneur) et on se défend (l’auditoire) ; qu’on gagne ou qu’on perde, tout se déroule dans une ambiance joyeuse, faite d’émulations et de plaisanteries. Déroulement du jeu d’énigme Le jeu d’énigme répond à une réglementation précise Début du jeu : le jeu peut se dérouter soit entre deux joueurs, soit entre un joueur et tout l’auditoire. Quelque que soit la forme, les formules introductives sont les mêmes :
Il est important de noter que la réponse « Anjek » renvoie à l’arbre du même nom. En effet, dans la suite de l’échange des propos entre le questionneur et l’auditoire, on le perçoit très nettement de façon suivante : Question (bulu) Eyoñ wo jô na « Anjek » ye wo yeme mam ya anjek si ? Trad. Français : Quand tu réponds « Anjek », connais-tu ce qui se passe sous l’arbre anjek ? Réponse (bulu) Ye wô’ô wo yem mam ya abum be nyua ? Trad. Français : Et toi, connais-tu ce qui se passe dans le ventre de ta mère ?
La réponse est juste et le locuteur annonce une autre énigme, jusqu’à épuisement de son imagination. Quelqu’un d’autre peut le relayer et prendre ainsi la place du questionneur. Si par contre la réponse est mauvaise, ou s’il n’y a pas de réponse du tout, il s’en suit un nouveau mode de dialogue en fonction de la réaction de l’auditoire. Premier cas : La réponse est mauvaise Le questionneur marque un point et le fait savoir en annonçant bruyamment sa victoire par une formule « nnômô ne bôô » ! Immédiatement après, le locuteur traduit l’énigme non trouvée. Il s’agit là d’une obligation, nous verrons pourquoi plus loin. Deuxième cas : L’énigme n’est pas trouvée Lorsqu’il est impossible à l’auditoire de découvrir une énigme et pour éviter le point (nnômô), il avoue son impuissance en déclarant « mesu ? » qui signifie : « qu’est-ce-à dire ? ». Dans ce cas, le locuteur est obligé de dévoiler la réponse exacte. Il peut arriver dans certaines circonstances que le locuteur invente une énigme ne correspondant pas à un répertoire préétabli. La supercherie découverte, celui-ci perd son privilège de continuer à mener le jeu et se fait immédiatement remplacer par un autre meneur. Les onomatopées Certaines énigmes ne sont pas parlées, mais « mimées ». Il s’agit dans ce cas pour l’auditoire de suivre les intonations de la voix du questionneur pour se situer. La phrase proposée est composée des syllabes qui « épousent fidèlement la mélodie et le rythme des syllabes correspondantes de l’énigme » Exemple « nhé nhé nhé, nhé, nhé nhé nhé, nhé, nhé nhé nhé » Réponse : « Viek ône ntuban, ô lebeke’e zut, kpwem y’été te bé » (Quand une marmite est trouée, elle suinte et la nourriture qu’on y prépare ne cuit pas). Dans ce cas de figure, on constate qu’il y a 11 onomatopées qui correspondent effectivement à 11 intonations issues de la phrase à décoder. Il ne s’agit pas ici de trouver la signification de ces onomatopées, mais de décoder les différentes intonations qui, en plus se rythment sur une mélodie. Les Enigmes Afii ? E. Mva’a mboé Le barbeau de la partie de la rivière peu profonde. Commentaire : Dans la rivière, on ne peut pas très bien savoir comment se déplacent les poissons, à cause de la couleur de l’eau. Toutefois, la particularité du « mboé » c’est que c’est généralement un endroit où le sable est assez nombreux pour permettre d’apercevoir le lit du cours d’eau. Dans ce cas, cela permet de voir évoluer les poissons et particulièrement les barbeaux dont les déplacements se font par rapport à un itinéraire sinusoïdal.
Commentaire : Wôô : bruit de cette herbe qu’on rencontre sur les pistes. Il s’agit donc ici de caractériser celle-ci à travers le bruit qu’elle fait lorsqu’on la traverse.
E. Ekum Commentaire : La notion à retenir ici est celle qui caractérise la souche. ZIK peut signifier deux choses dans ce contexte : la courte taille d’une souche qui est en fait un tronc d’arbre taillé, ou alors l’arrêt brusque devant celle-ci. Afii ? Commentaire : Comme dans les énigmes précédentes, on veut abréger une caractéristique par une onomatopée : Wôô pour le panic, Zic pour la souche et Tôs pour quelqu’un qui culbute sur quelque chose, généralement contre une racine. La culbute avait une grande signification chez les Bulu. Lorsqu’elle se faisait directement par l’orteil comme cela pouvait arriver, étant donné que nos ancêtres marchaient pieds nus, on parlait de ôbak ndôba’ane, la culbute de la rencontre. « Rencontre » est prise ici dans le sens large et ambivalent (bonne ou mauvaise) : dans le cas où la culbute se faisait avec le dessous du pied (généralement sur une racine), on parlait de ôbak zela’ane, la culbute de croisement plus précisément un signe qu’on va râter quelque chose d’important ou quelqu’un. Enfin, les Bulu avaient un proverbe sur la cultute « Te fombô vôm wo te kolé, wo vi’a ke fombô vôm wo ku ». Traduction : on ne regarde pas où on a culbuté, mais plutôt là où on a chuté. Afii ? E. Menyiñ me ngal ba nnôm Commentaire : Le mari avait l’habitude de consulter discrètement sa femme sur toutes les questions qui concernaient la vie familiale, voire celles du clan. Il pouvait de ce fait arriver qu’ils discutassent, mais sans pour autant élever la voix, sous le sceau de la confidence. E. Viek ône ntuban, ô lebeke’e zut, kpwem y’été te bé Commentaire : Cette vérité se situe au niveau de toute nourriture qu’on prépare, mais particulièrement de ces feuilles de manioc qui, lorsqu’elles ne sont pas bien cuites, sont à la fois dures à mâcher et surtout, ne se débarrassent pas d’une certaine odeur.
Afii ? N. Biwolo biwolo bi woñtyoñ ? Commentaire : C’est le cliquetis produit par les parures qui donne ce bruit.
Moralité : C’est dans le malheur qu’on reconnaît ses vrais amis.
N. Mingubeli mingubeli ? E. Kaé alu Commentaire : Ces onomatopées montrent que les feuilles de taro sont larges.
N. Jé j’azu jili ? E. Alu
N. O bômé mimbaé mise, wo vo’o bôme wu ? E. Nsoñ akoñ Commentaire : Le tambour mâle est constitué d’une surface plane qui permet au joueur de frapper dessus avec aisance. La lance ne dispose pas d’une pareille facilité à cause de son extrémité pointue.
Ngeké bekôn ? E. Mvokuma ônon Commentaire : Il est fort probable que dans les temps anciens, le moineau à tête grise, qui est un oiseau très mobile avait été assimilé à la luciole pour éclairer le chemin des fantômes. En effet, c’est la nuit qu’on voit apparaître les lucioles. Il est généralement admis qu’une luciole qui est engloutie par les flammes du feu domestique annonce inévitablement une prise de gibier. N. A ngunu bon nkôl yôp ? E. Atu Commentaire : Le taro produit souvent beaucoup de tubercules qui donnent l’impression de la multitude. D’autre part, on le plante assez souvent sur un monticule et non pas dans la vallée.
N. A ngunu bon nkôle si ? E. Evindi nyo Commentaire : Le boa met bas dans des terriers après avoir déposé des œufs. Ceux-ci ressemblent avant leur éclosion à une multitude d’enfants rassemblés autour de leur mère. E. Abine nya môtô te su mvé Commentaire : Cette énigme fait allusion à l’expérience. Un vieil homme a dû passer par des périodes où, peut-être, ses parties génitales ont été soumises à l’épreuve des blessures, voire d’une brûlure. Bref, en raison du fait que nos ancêtres ne marchaient qu’avec un cache-sexe, leur corps en général était exposé à des agressions extérieures incessantes.
N. Mone jôm anga so mañ yat a zu a bem bôt minlô si ? E. Mbô Commentaire : lorsque quelqu’un se purge, la pratique courante veut qu’il se courbe, tête baissée, pour introduire la poire dans l’anus. Ceci était surtout valable avec les poires à lavement traditionnelles qui obligeaient les utilisateurs à adopter la position ci-dessus décrite.
N. Mbañ nkôk ô sale bingombé ? E. Ekôla’aseñ é dume bemvendé Commentaire : Les feuilles de parasolier se remplissent d’eau et deviennent glissantes.
N. Mon ônon a bete ajap, ajap é ye’e bui’i ? E. Mone fes a nyiin wo dis, dis é ye’e tui Commentaire : Il s’avère que la délicatesse de l’œil le rend très sensible à toute saleté qui y entre. Dans ce cas, l’homme éprouve une telle gène qu’il voudrait immédiatement s’en débarrasser.
N. Bôt bese ya nlam wu be tii nkol ? E. Oyo Commentaire : Dès que la nuit tombe toutes les maisons se ferment et tout le monde va dormir, comme pour dire que la nuit est faite pour dormir. L’acte de dormir s’effectuant presque en même temps, on parle d’une corde.
N. Tit éne afane di, mebo ntet ? E. Nguan Commentaire : Le mille-pattes comme son nom l’indique, possède tellement de pattes qu’il est ainsi qualifié. Ici, l’énigme parle d’animal pour éprouver la capacité de l’auditoire à dissocier et à associer à la fois.
N. Ake a tok afan afan ? E. Ekum fos Commentaire : L’abattage d’un palmier pour l’extraction du vin de palme donne la possibilité par la suite de recueillir des larves comestibles. Or, leur existence est signalée par le fait que leurs entortillements produisent un bruit semblable à celui d’une marmite qui bout au feu.
N. Elé éne si nyô, j’awum mende’e me ôlobinda ? E. Fio Commentaire : La forme de l’avocat donne l’impression d’être un flacon arrondi contenant du parfum.
N. Zeñ é yate nka ébé ? Commentaire : La concordance entre la fougère et les poils permet d’établir une association entre le trou et le vagin qui lui est assimilé.
N. Ze é bete ékum ? Commentaire : Le sorcier « nnem » (celui qui sait = yem) est généralement compris comme quelqu’un qui a quatre yeux et possède un corps éthéré qui peut lui permettre d’être parmi les autres personnes sans que celles-ci le voient. D’autre part, le sorcier est assimilé au léopard, un animal féroce qui est prêt à attraper sa proie. Le sorcier est un sanguinaire parce qu’il « mange » la chair humaine. L’allusion à la souche est en rapport avec un poste d’observations : le léopard est embusqué, à l’affût, prêt à saisir sa proie.
N. Beta élé anga tele tate asu aba, étyi te ku kaé ? Commentaire : Les feuilles de palmier ne se détachent pas pour tomber comme les autres feuilles d’arbres.
N. Atôm énga so mañ yat, te nka’an ? E. Abum Commentaire : La grossesse a toujours été assimilée pour nos ancêtres à un don envoyé d’ailleurs. Pour ajouter à la difficulté, le locuteur parle de l’autre côté de la mer pour montrer l’éloignement de l’expédition du colis.
N. Kôs é bete akok ? Commentaire : L’homologie est établie entre d’une part le perroquet et le pou d’un côté, et de l’autre, le rocher et la tête.
N. Alen étele ékôtôk ? E. Nya môtô a tele nkañete Commentaire : La situation du palmier dans la clairière est comparée à l’adulte qui se dresse pour se livrer à son sport favori : débiter des histoires. La clairière est parsemée d’herbes et de produits vivriers déjà récoltés depuis longtemps. Le palmier surplombe tout cela, comme l’adulte face à son auditoire. Cette image est nécessairement négative.
N. Elé é nga tele tate nseñ : so’o si, tine yôp ? Commentaire : Le nez est planté au milieu de la figure, il donne l’impression d’être un arbre renversé dont l’extrémité (la base du nez) est orientée vers le bas et le bout (les racines) vers le haut.
N. Mone étun évo’o a mane wo boté mveñ mbé si ? E. Abôm soñ Commentaire : Le lien est ici important : la tombe se plaçait effectivement au pas de la porte. Le rapport entre le balai (qui sert à enlever la saleté et la tombe n’est évident que dans la mesure où si celle-ci se mouille sous la pluie, cela signifie qu’on ne s’en sert plus, au même titre que le mort qui se trouve sous le sol, subissant certainement les mêmes intempéries sans pouvoir réagir.
N. Elé énga tele tate nseñ : mintyaé mi bôma’an si ése ? E. Avuman Commentaire : Chez les Bulu, la parenté a une signification très importante, parce que liée au principe de l’exogamie. En effet, tous ceux qui sont issus d’un même ancêtre éponyme ne se marient pas entre eux et entretiennent des liens de fraternité comme si tout le monde était issu de la même mère. Il en est ainsi de tous ceux qui sont Biyeñ, Ndoñ, Yévôl ou Esawo et qui, à l’intérieur de ces clans, se reconnaissent comme frères et sœurs ou enfants des ancêtres respectifs : Ntôlô Akônô (Biyeñ), Ebolaze Nduan ou Ossom Eva Mvu (Ndoñ), Otye Nkômô Zenge ou Ekotô Obam Mfu’u (Yévô). Comme on le voit, les membres du clan habitent des villages qui peuvent être géographiquement très éloignés les uns et les autres, mais n’en pratiquent pas moins le principe sacré de l’exogamie.
N. Alen te kate bikañ E. Nnôm fam te kate mejô
N. Soñ bekôé éne nsa’ôsôé ? E. Ebé ébôbolo Commentaire : La préparation des bâtons de manioc nécessite une première phase de ramollissement dans l’eau, après laquelle on retire les tubercules en leur enlevant la coque et en les lavant proprement pour les pétrir par la suite et confectionner des pains de manioc qui, cuis, deviennent des bâtons de manioc.
N. Mon ônon anga suu metyi ndik ? E. Atoé mveñ
N. Miel wo faé étyiti’i ajom ? E. Efumulu kabat
N Betek nkôl ô fate zôm ? E. Kelek abôk ô yene mimbeñ Commentaire : C’est à l’occasion des cérémonies de danse qu’on appréciait la beauté corporelle et gestuelle des danseurs et des danseuses. E. Wé ka ba ka a mendim meyoñ E. Te tebe akôle môt, ve akôle kabat E. Ebé
N. Tit éne si nyô é bili abo da ? E. Vio E. Tite minlak te nyine mbil ! Commentaires : Dans la foret, beaucoup d’animaux pour se protéger ou simplement pour se reposer, s’introduisent et vivent dans des terriers. Parce que les cornes sont encombrantes, elles ne peuvent pas permettre à l’animal qui les porte d’y entrer. Moralité : Distinction des fonctions et des rôles joués par les êtes. E. Ntofik E. Fio
N. A butu zen beti ? E. Ekô’ôla komen Commentaire : L’image qu’on donne ici renvoie à un être humain qui serait affalé sur le ventre, vaincu par quelque maléfice. Le chemin des Beti n’est pas ici une pacifique lorsqu’on s’en tient au bellicisme d’antan entre différentes communautés ethniques.
N. Esa taté minsañan minsañan ? E. Kaé meseñ Commentaire : Les feuilles de parasolier donnent l’impression d’être coupées. C’est une caractéristique visible qui suffit à les identifier parmi d’autres feuilles d’arbres.
E. Ekañ/Mvin Commentaire : La noix de palme a deux couleurs : le bout qui s’incrustre dans le régime est rouge et l’autre côté tourné vers l’extérieur est noir.
N. Bia Tate bi nga ke be Meyo me Benga, bi tyi’i ndi zen, éyoñ bi nga bulan, a zu koane ndi ô latebaneya ? E. Nnoñ suluk Commentaire : Si on essaie d’interrompre la progression des fourmis-soldats en tentant de « couper » la colonne qu’ils forment, celle-ci se reconstruit quelque temps après et elles reprennent leur progression normale. Il s’agit là d’un phénomène observable lors du déplacement de ces insectes dont la particularité est cette capacité à aller toujours vers un point fixe sans en être détourné par quoi que ce soit.
E. Nnôm kup beyem b’adi ngbwel Commentaire : Il s’agit d’un coq mystique
E. Abin Commentaires : Nos ancêtres n’avaient pour tout vêtement que leur cache-sexe. En s’asseyant, les hommes étaient obligés de tenir compte de leurs bourses, étant donné qu’ils étaient pratiquement nus. Cette énigme signifie que c’est par le derrière qu’on s’asseoit et sans quelque chose qui les retient, ce sont les bourses qui arrivent les premières.
E. Abôp
N. Bia tate bi nga ke be Meyo me Benga, nye a tyii li, me’e ma tyii li ; a viane vô’ôlô na : nyooook ? E. Bilé bia siñelan
N. Bia tate bi nga ke be Meyo me Benga, tit be nga wôé bia, be ba je a ôvôn ? E. Nja’a
N. Bi lôtok, ze ke é solô ? E. Nselek
N. Asañ ékon nga Etubu ? E. Kup é bô’ô metyi yôp
N. Nga tate anga nyoñ abum mbien ? E. Osun Commentaire : Il s’agit de représenter les dégâts causés par cette mouche qui, en se posant sur une partie du corps de l’homme dont elle suce le sang, se retrouve donc repu comme une femme enceinte.
N. Ayôm anon d’aso afan akôé, wuna mefap mefap, wuna ve abas abas, wu, anyu ne tyôk ? E. Minsoé bitôñ
N. Tit éne afan muna be lo’ene je na : lumuk ? E. Akok
N. Atoo vôm wua a kele’e minlôman ? E. Nkul
N. Olam Nkeñ, ngolo’o Biwôñ bi Ngoé ? E. Eyo abo, mintaé nlem.
N. Nga tate anga ke biaé ntute yôp ? E. Akondon ngon
N. Be kusa wua ôsôé teke’e dim ? E. Nsoé mvin Commentaire : Elle ne perd pas sa couleur du fait qu’elle a été plongée dans l’eau.
N. Mone ôngot fa Messi me Nkônda, ve Nkônda émien ? E. Etye’e nnôm te kandan zôñ
N. Okpweñ, mone kal nloñ, anga bo te kandan ékate minloñ tyiñ ? E. Ebak
N. Beta môt ane nkukuma Effa Ekotto, teke’e njit akpwasa ? E. Beta osôé ane mañ, teke’e atin zam
N. Bon b’anon baso afan akôé wuna ve abas abas, wu ôvok ve mefap mefap, mvokuma wua mebo ébu ? E. Ôsé vio
N. Ndi’i wua ônga yametan ngumba afan ? E. Ňya wua ônga yametan ngum abum
N. Nga tate anga ke biaé ésaé yôp ? E. Abok
N. Beyal be tate bese mebum mebum ? E. Mekondon me ngon Commentaire : Cette image provient certainement du caractère arrondi de ces fruits qui ressemblent au ventre ballonné d’une femme enceinte.
N. Be bibi a bamé ? E. Okaé kôn
N. Ekon ya asiliki nkô, nge sa fom, nkelmvendé ? E. Bengon ya mbama : nge be se mfop, be ne minal ? Commentaires : Les femmes en général étaient accusées en milieu bulu traditionnel, de véhiculer des informations de natures diverses dont beaucoup n’étaient ni vérifiables ni fiables. La tranche d’âge des adolescentes était particulièrement visée. L’homme devait se démarquer de ce type de comportement par la vérité et la fermeté de ses propos, parce qu’il était le garant de la vie dans la communauté. Il devait par conséquent se différencier de la légèreté des propos dont on accusait la femme.
E. Etyek nnôm
E. Obak mvu Commentaire : Le chien ne peut jamais tomber parce qu’il a heurté son orteil quelque part au sol ou sur un obstacle.
E. Etañ Commentaire : La situation de la claie au-dessus du feu a donné lieu à quelques caractéristiques : on la présente comme neveu du feu (étañ mone kal nduan : la claie est le neveu du feu). Ici on l’anthropomorphise au point de lui trouver une position par rapport au feu : elle lui tourne le dos.
Afii ? E. Nlem Commentaire : La pensée est localisée chez les Bulu anciens non pas à la tête mais au niveau du cœur ; c’est celui-ci qui prend les décisions, qui délibère. Pour nos ancêtres, le cœur était le véritable centre de la réflexion, la tête n’étant que le siège des fonctions de voir, entendre, goûter, sentir. En général, les yeux, la bouche, les oreilles et le nez jouent des rôles qui ne nécessitaient aucune réflexion.
E. Mebé mebaé me nga nyia ngum mon Commentaire : L’allaitement suffisait dans la plupart des cas à élever un nouveau-né. En effet, une femme qui allaitait un enfant le faisait jusqu’à ce que celui-ci ait 18 voire 24 mois.
E. Bon be kos b’abo bivôé ébol mie’e
E. Nsot ô yeme mvel. C’est l’acte de copulation entre l’homme et la femme.
E. Eyôé mvin Commentaire : Nous sommes en présence d’une amande qui présente deux couleurs distinctes : le rouge, couleur gaie et qui resplendit ; le noir, couleur sombre et triste. D’où la contradiction des couleurs et des sentiments auxquels elles renvoient.
E. Afup fôn
N. Bute but nko’o si, bute but nko’o yôp ? E. Bone be Ze
E. Asenge kômen Commentaire : La tombée des noisettes a toujours été assimilée par les jeunes enfants à un cadeau des ancêtres à l’endroit de leur progéniture. Etant donné que les fantômes sont dans l’au-delà, les noisettes proviennent de l’autre côté du monde des vivants.
N. Etute kabat Mekulu m’Oba’a : toñ aboñ ? E. Eso’o nkôk
E. Ebôbolo Commentaire : Les tubercules de manioc arrachées du sol sont ensuite immergées dans l’eau pour qu’elles se ramollissent avant d’être extraites pour subir un traitement propre à en faire des saucissons de manioc.
N. Ba’ate ba’ate, ékum alen ? E. Ndan fô
N. A ke a wua abo mbate mbat ? E. ôngos. Commentaire : La crevette se déplace en lançant presque ses pattes effilées.
N. Bute but, Mba Tombo ? E. Menyeñ me fôn Commentaire : Ceux-ci ont des filaments qui poussent et débordent au-dessus de leurs extrémités supérieures, donnant l’allure d’une chevelure soyeuse, douce comme le velours.
N. Esa tate mintui mintui ? E. Mekondon me ngon Commentaire : Les fruits de courge avant la cueillette peuvent être amenés à pourrir sans que les graines à l’intérieur se gâtent nécessairement. De plus, lorsqu’on trouve ces fruits de courge posés par terre dans tous les sens, on a l’impression de se retrouver dans un champ abandonné.
N. Nda énga to nane te atum te ésu ? E. Atyi kup Commentaire : La forme de l’œuf ne permet pas de savoir où en est la fin et où en est le commencement, comme il en serait d’une case traditionnelle avec sa configuration ci-après Atum : le haut, la tête
N. Beta bifôfôp/Beta bifebeka’a mekaé mebaé ? E. Yôp ba si Commentaire : Les anciens représentaient le ciel et la terre comme des feuilles d’arbre placées l’une (le ciel) au-dessus de l’autre (la terre)
N. Feneka’a kum ? E. Nneñ abi Commentaire : Les W.C. du village se présentaient et se présentent encore comme des trous creusés. Au moment où l’on défèque, les excréments tombent au fond du trou en produisant un bruit mat : kum.
E. Eko’ola kômen
E. Ebon kal ba ndôm Commentaire : La fumée est un signe qu’il existe un feu qui couve quelque part. Il s’agit par conséquent de choses détournées, qui prennent des chemins contournés.
E. Môt a wui a li’i minkus Commentaire : L’homme marié ne meurt jamais inutile. Il laisse tout de même des traces derrière lui : les veuves et les orphelins.
E. Nsa’ékon Commentaire : Il n’y a pas de sève dans les fruits de la banane blette
E. Atin zam da mineñ awôm
E. Nneñ atu
E. Ôkaé ékon
E. Nde’e mbon
E. Ye ône tyi’i nté môt ?
E. Ngbwel bongô
E. Zo’oyañ
E. Eyam nkôk Afii ? E. Otita
E. Nvuan
E. Ve mane mane ! N. Za titi ? E. Ngôm N. Za kosô ? E. Ngol N. Za titi ? E. Sô N. Za kosô ? E. Mvas N. Za titi ? E. Ôkpweñ N. Za kosô ? E. Mva’a N. Za titi ? E. Kôé ! N. Za kosô ? E. Ôngoñ Batot Afii-Anjek nyô avol, nge wo yi na bivôé bite bi bo abeñ, te jôé môt a yalan abui éyoñ
Afii ? N. Za titi ? N. Za kosô E. N. Za titi ? E. N. Za kosô E N. Za titi ? E. N. Za kosô |